Les faits concernant les désinfectants et les assainissants au Canada

Les désinfectants et les assainissants protègent votre famille

Tant les désinfectants que les assainissants sont utiles pour combattre la propagation des germes dans la maison. Les désinfectants détruisent les micro-organismes présents sur les surfaces. Les assainissants réduisent considérablement le nombre de micro-organismes ou le ramène à des niveaux acceptables établis par les autorités sanitaires fédérales ou provinciales.

Dans notre société, bien des contextes favorisent la transmission des maladies infectieuses. Bien qu’ils se propagent souvent à la faveur des contacts entre personnes, les bactéries et les virus qui causent les maladies infectieuses peuvent aussi survivre longtemps sur des surfaces dures telles que celles d’objets comme les tables, les comptoirs, les poignées, les robinets, les éviers, les téléphones, les claviers et les toilettes. Les germes s’accumulent sur ces surfaces et contaminent les personnes vulnérables qui posent les mains sur les surfaces, puis s’infectent en se touchant les yeux, le nez ou la bouche.

Voici quelques exemples de maladies et d’infections qui se propagent facilement par le biais des surfaces présentes dans le milieu de vie des personnes:

Le rhume ordinaire

  • L’adulte moyen attrape un à trois rhumes par année, le plus souvent pendant l’hiver. Les jeunes enfants peuvent en contracter jusqu’à huit par année, car leur système immunitaire n’est pas encore pleinement développé. Les enfants d’âge préscolaire en attrapent entre cinq et sept par année.
  • On estime que 40 p. 100 du temps de travail perdu et 30 p. 100 des absences scolaires sont dus à des rhumes ordinaires.

La diarrhée

  • Les rotavirus, qui causent une forte proportion des diarrhées débilitantes se propageant dans les garderies de jour et par leur intermédiaire, peuvent vivre sur des surfaces non poreuses (jouets, téléphones, tables de jeu, etc.) pendant dix jours.
  • On sait que les enfants se mettent les mains et des objets dans la bouche toutes les deux ou trois minutes, ce qui accentue la propagation du virus, une fois qu’il est présent sur les jouets.

Sources : Journal of Clinical Microbiology et Journal of Hygiene, Cambridge (voir sur Internet les sites de la Pubmed Database du National Center for Biotechnology Information, de la National Library of Medicine et des National Institutes of Health).

Les maladies d’origine alimentaire

  • Les aliments sont souvent contaminés au contact d’ustensiles, de comptoirs et d’autres surfaces de cuisine déjà infectés par des bactéries ou des virus. Même si le degré de contamination est relativement faible dans la cuisine, il risque d’être dangereux.
  • Les salmonelles peuvent survivre pendant 24 heures dans la cuisine sur des surfaces non poreuses et jusqu’à 48 heures sur des tissus propres.

Source : The Lancet (voir sur Internet les sites de la Pubmed Database du National Center for Biotechnology Information, de la National Library of Medicine et des National Institutes of Health) et le Journal of Environmental Health.

L’hépatite A

  • Le virus de l’hépatite A s’attaque au foie et est une importante cause de morbidité et, parfois, de mortalité.
  • Les symptômes se manifestent peu fréquemment chez les enfants, ce qui accroît la transmissibilité de l’hépatite A dans la famille depuis l’école, la garderie, les restaurants et les établissements de soins de santé.
  • Des études cliniques montrent que le virus de l’hépatite A survit sur des surfaces inertes et sur les mains des êtres humains et qu’il peut se propager par cette voie.

Sources : New England Journal of MedicineJournal of Clinical Microbiology et Journal of Clinical Microbiology (voir sur Internet les sites de la Pubmed Database du National Center for Biotechnology Information, de la National Library of Medicine et des National Institutes of Health).

Réglementation des désinfectants et des assainissants au Canada

La Direction des produits thérapeutiques (DPT) de Santé Canada est l’agent fédéral réglementant les désinfectants. Avant que ceux-ci puissent être vendus aux consommateurs, le fabricant doit présenter des preuves scientifiques attestant l’innocuité du produit, son efficacité et sa qualité comme l’exigent la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues. En outre, un numéro d’identification de médicament (DIN) doit être attribué à tout savon antimicrobien pour les mains et être inscrit sur l’étiquette apposée sur le produit.

Les ingrédients entrant dans la composition des produits désinfectants sont réglementés en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement de 1999 (LCPE) par Environnement Canada et Santé Canada. La LCPE ” est une loi visant la prévention de la pollution et la protection de la santé humaine en vue de contribuer au développement durable. ” La brochure ” Évaluation des risques possé par les substances chimiques au Canada : Protéger la santé de la population canadienne et son environnement ” décrit comment les mécanismes adoptés en vertu de la LCPE permettent d’examiner scientifiquement les substances chimiques qui sont utilisées au Canada et de gérer les risques qu’elles présentent, afin de protéger la santé de la population canadienne et l’environnement. Le 8 décembre 2006, le gouvernement a annoncé un plan détaillé concernant les produits chimiques. Afin d’en savoir plus sur ce processus, consultez les deux excellents sites Internet suivants : www.ingredientawareness.ca et www.chemicalsubstances.gc.ca.

Les assainissants sont réglementés comme s’il s’agissait de produits antiparasitaires et ils sont approuvés aux termes de la Loi sur les produits antiparasitaires et du Règlement sur les produits antiparasitaires, qui sont appliqués par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA). Afin de satisfaire au règlement sur l’homologation au Canada, l’industrie doit présenter des données scientifiques qui sont ensuite examinées et analysées. Aspect primordial, le fabricant doit présenter des données scientifiques à l’appui de l’homologation de son produit, pour que l’ARLA évalue « l’efficacité du produit et ses effets nocifs éventuels sur la santé humaine et sur l’environnement en général »